18/05/2026
Mecanicien(ne) d'atelier pour l’entretien et la réparation du parc roulant et matériel
Vivaqua
regio Brabant flamand, Bruxelles
IN THE FIELD
Maintenance Magazine 151 – avril 2021
Les codes QR offrent de nombreuses possibilités pour la maintenance
Parallèlement à l’introduction du smartphone dans l’industrie, l’utilisation des codes QR a connu un énorme essor ces dernières années. Ils sont également utiles pour les tâches de maintenance d’installations complexes.
« Nous équipons toutes nos installations d’un code QR unique », déclare Mario Van Bever, responsable Développement commercial & Marketing chez Rittal. Son entreprise est principalement connue pour les armoires électriques, mais fabrique également, entre autres, des systèmes de climatisation. « La plupart des composants d’autres fabricants que nous utilisons dans nos solutions système portent également un code QR. Cela facilite la commande de pièces de rechange sans avoir à rechercher toutes sortes de caractéristiques. Il existe de nombreuses autres options, spécifiquement pour les techniciens de maintenance. D’un simple scan, ces derniers accèdent à toutes les spécifications techniques – dans la mesure où le fabricant les a mises à disposition. Par exemple, ils ne sont pas obligés d’emporter toute une documentation ou de rechercher celle-ci dans leur propre entreprise ou auprès de clients externes. Car cette documentation est loin d’être toujours trouvée dans un casier de rangement de l’armoire de l’appareil lui-même. Bref, les codes QR peuvent leur faciliter le travail et leur faire gagner beaucoup de temps. »
En arrière-plan, un logiciel complexe
Cela semble simple, mais le logiciel derrière ce code nécessite beaucoup de savoir-faire. « Nous collaborons pour ce faire avec E-Plan. Ce spécialiste gère toutes les données. Toutefois, nous devons régulièrement mettre à jour nos produits », nous déclare Mario Van Bever. Étant donné que cette information sous-jacente peut être facilement mise à jour, elle ne doit pas nécessairement être limitée aux données du fabricant. « Elle peut aussi inclure les données de mesure et de maintenance, telles que le nombre d’heures de fonctionnement. Dans ce cas, il faut bien qu’un système comporte les compteurs et capteurs nécessaires. Les rapports de maintenance complets peuvent eux aussi être rendus accessibles via un code QR. »
Un domaine d’application élargi
À l’origine, les codes QR semblaient plutôt être destinés au confort des utilisateurs finaux. À l’avenir, il se peut que les fabricants tels que nous puissent même voir combien de temps nos appareils fonctionnent, s’ils marchent toujours de manière optimale, et mettre ces informations à la disposition des utilisateurs finaux. Cela deviendrait alors une prestation de service complémentaire. « Dans le secteur de la maintenance, l’utilisation des codes QR n’en est encore qu’à ses débuts. Pas tant en ce qui concerne les codes eux-mêmes ainsi que la technologie et les logiciels en arrière-plan, mais plutôt en ce qui concerne la pleine utilisation des possibilités qu’ils offrent. Toutefois, certaines entreprises commencent à s’y mettre. Il s’agit d’éditeurs de logiciels qui ont déjà acquis une expérience dans l’utilisation de compteurs et capteurs. Sur la base de cette expérience, ils proposent certaines tâches précises de maintenance. Lorsqu’ils ont accès aux données de mesure, ils peuvent incorporer les données générées à partir de celles-ci, dans le lien QR. Comme de mentionner qu’une machine ou une certaine pièce a fonctionné pendant x d’heures et doit faire l’objet d’un contrôle physique. » Il est également possible de combiner le code QR à un outil GPS. Ceci permet aux responsables de la maintenance de retrouver facilement des installations mobiles sur les sites industriels.
Obstacles
« Il y a toutefois bien des obstacles à franchir. Il existe ainsi de nombreuses variantes du logiciel utilisé par les clients finaux. Et même si certaines données sont protégées par un identifiant et un mot de passe, de nombreux utilisateurs finaux sont très réticents à donner aux responsables de maintenance externes l’accès à leurs données d’utilisation. À leur tour, les fabricants ont le choix de maintenir tous les liens à jour. »
Retenue
« La prudence des utilisateurs finaux concerne principalement la sécurité de leurs données. Les petites entreprises sont donc plus ouvertes à la mise en œuvre d’applications logicielles qui fournissent des informations à des tiers. Non seulement parce que les grandes entreprises disposent en interne de données beaucoup plus sensibles sur le plan de la concurrence, mais aussi parce que dans les petites entreprises, il n’y a qu’un seul décideur, alors que dans les grandes entreprises, la responsabilité est partagée entre plusieurs personnes. » Mario Van Bever prévoit une évolution dans laquelle les fabricants surveilleront l’état de maintenance des appareils et pièces qu’ils ont fournis, en tant que prestation de service supplémentaire. « Cette prestation de maintenance sera alors contractuellement liée au droit d’accès aux données des utilisateurs finaux. »
Vers une même plate-forme
Selon Mario Van Bever, la plupart des entreprises utilisent actuellement peu les possibilités d’application des données qu’elles ont collectées. « Les clients finaux qui le font quand même doivent cependant fournir les spécifications du logiciel qu’ils utilisent. Les petites entreprises utilisent pour cela des progiciels standards, mais les grandes entreprises emploient des logiciels personnalisés. Ces derniers sont parfois faciles à combiner avec les nôtres et avec ceux des autres fabricants, mais parfois cela s’avère plus difficile. Ce qu’ils doivent bien sûr préciser également à l’avance, c’est le niveau de leur sécurité. Que sont-ils prêts à partager ou non ? Indépendamment de leur propre logiciel, les utilisateurs finaux exigeront dorénavant qu’ils puissent trouver sur une seule et même plate-forme ce qu’ils recherchent. Ceci implique que tous les fabricants collaborent désormais. »
« Dans le secteur de la maintenance, l’utilisation des codes QR n’en est encore qu’à ses débuts. Les utilisateurs finaux exigeront une seule et même plate-forme »
Le QR et les économies d’énergie
La pandémie de Covid-19 était une incitation à effectuer toutes sortes de tâches en ligne. « Par le passé, le partage de logiciels donnait un sentiment d’insécurité, tandis que la présence physique d’un expert externe créait un sentiment de sécurité. La pandémie a rendu la présence physique dangereuse. Pourtant, ce n’était pas la principale incitation à utiliser davantage les applications QR. La consommation d’énergie était plus importante. L’attention à ce sujet augmente encore toujours. En utilisant les données mises à disposition, nous pouvons déterminer et signaler que les installations fonctionnent moins bien en raison d’un entretien insuffisant ou que, en raison de la durée d’amortissement, cela vaut la peine de les remplacer par de nouveaux systèmes moins gourmands en énergie. Dans le domaine de la réfrigération, où les anciens systèmes fonctionnent traditionnellement sur de longues périodes, cela fait une grande différence. »
Par Koen Mortelmans
Contexte
Les codes QR ont été développés en 1994 par Denso Wave, une filiale du japonais Denso. Les lettres QR sont l’acronyme de ‘quick response’ (réponse rapide). Le code a donc été développé pour être rapidement décodable. Au départ, il était utilisé pour identifier les pièces de voiture, mais d’autres applications ont rapidement suivi. La croissance d’Internet a permis d’accéder, d’un clic, à des informations à jour, sur des sites Web et des bases de données. Les codes QR peuvent contenir beaucoup plus de données que les codes à barres traditionnels et sont également lisibles sous davantage d’angles. De plus, une marge d’erreur est intégrée contre les dommages.





