20/01/2026
MECANICIEN/MECANICIENNE D’ATELIER
Vivaqua
regio Brabant flamand, Bruxelles
09/12/2025
Chef/cheffe d'Equipe Mecanicien(ne) Usines
Vivaqua
regio Brabant flamand, Bruxelles, Brabant wallon
PRÉFACE
Maintenance Magazine 145 – octobre 2019
Cet été il y a eu un accident de travail dramatique chez Joris Ide à Zwevezele qui a coûté la vie à un technicien de maintenance. La victime, qui travaillait pour un entrepreneur, est restée coincée pendant l’entretien lorsqu’un bras mécanique de la machine se mettait en marche de façon inattendue. Cependant, en ces temps d’Internet des Objets et de l’Industrie 4.0 le marché dispose de suffisamment de technologie pour réduire davantages les risques de tels accidents. Du moins si on les embrasse.
De cette manière, je voudrais tout d’abord exprimer ma sympathie pour la famille et les collègues des personnes concernées. Selon les premières déclarations de l’auditeur de travail, l’accident était dû à une erreur humaine : un intérimaire aurait remis la machine en marche pendant l’intervention de maintenance, ce qui a provoqué le coincement de la victime. La machine de levage de profilés métalliques n’a été opérationnelle que quelques mois. Dans les jours qui ont précédé l’accident, il y a eu des problèmes répétés. Probablement quelque chose n’allait pas avec un capteur, ce qui a causé la défaillance du système de magnétisation utilisé pour soulever les profilés.
Malheureusement, il est une fois de plus évident à quel point le travail de technicien d’entretien peut être dangereux. Les statistiques montrent qu’un technicien d’entretien est six fois plus susceptible qu’un pompier d’avoir un accident mortel au travail. Dans ce cas, il est clair que la machine a régulièrement dysfonctionné. Cela a conduit à plusieurs interventions suite aux dysfonctionnements. Des recherches antérieures du BEMAS ont montré qu’un technicien de maintenance qui travaille dans un environnement de maintenance réactive est douze fois plus susceptible d’avoir un accident au travail qu’un collègue qui travaille dans un environnement avec principalement de la maintenance préventive planifiée.
L’incident souligne l’importance d’une bonne culture de la sécurité. Il est absolument clair que l’application d’une bonne procédure de verrouillage et d’étiquetage (LOTO) réduit considérablement le risque d’un tel accident. Surtout lorsque différentes parties sont impliquées dans l’intervention de maintenance. Toutefois, ce cadre technique et procédural ne suffit pas à lui seul. La bonne culture de la sécurité doit également prévaloir, de sorte que les procédures LOTO soient appliquées. Ce n’est pas toujours évident. Particulièrement lorsque le même défaut arrête la production à plusieurs reprises, il est humain d’essayer de gagner du temps en sautant le LOTO.
En ces temps d’Internet des Objets et de l’Industrie 4.0, il existe des solutions innovantes qui peuvent augmenter considérablement la sécurité des techniciens. L’une est la technologie de ‘location awareness’, qui peut être utilisée pour surveiller la position des techniciens. Avec un peu de réflexion, cela peut être lié au système de commande de la machine, ce qui rend impossible la mise en service dès que quelqu’un se trouve dans le périmètre de sécurité. Je comprends qu’il y ait des questions au sujet de la protection de la vie privée. Mais quiconque abuse des règles de protection de la vie privée pour empêcher l’introduction d’une technologie qui sauve des vies a, à mon avis, une responsabilité écrasante. J’invite donc tous les décideurs et acteurs concernés à prendre les mesures nécessaires pour soutenir l’introduction de technologies de localisation permettant de sauver des vies dans les entreprises belges. <<
Par Wim Vancauwenberghe, Evangiliste de maintenance, Directeur de BEMAS
(*) Tiré du latin : « Jusqu’à quand abuseras-tu encore de nous ? » C’est l’abréviation de la première Catilinaire de Cicéron : « Quousque tandem abutere, Catilina patientia nostra ? » Jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ?