IN THE FIELD
Maintenance Magazine 143 – mars 2019
Maintenance visualisée basée sur le risque
Risques, concepts de maintenance, plans… Besoin d’une vue d’ensemble?

Une palette de quatre couleurs colore les risques à l’écran (Photo : Stork)

« D’ici fin 2019, une application basée sur le web d’APEX sera disponible », déclare Richard Aalten de Stork Asset Management Technology BV. (Photo : Stork)
PreviousNextToutes les méthodes de management modernes reposent sur l’analyse de risques et la prise de mesures appropriées. Logique. Disposer d’une vue d’ensemble dans le cas d’une vaste base d’actifs et d’une ligne cohérente durant les analyses, tout en assurant une vitesse suffisante, est une autre histoire. L’art consiste à garder un aperçu de l’information pertinente. Avec APEX, le spécialiste de la maintenance Stork lance une application intelligente pour soutenir la maintenance visualisée basée sur le risque. Cet outil aide à garder un aperçu du ‘qui, quoi, où, pourquoi et comment’ lors du développement et de l’implémentation de stratégies de maintenance.
Dans le cadre de référence ISO 55000, le spécialiste de la maintenance a développé un modèle de gestion des actifs au sein duquel le volet Concept Management est particulièrement bien élaboré. « C’est un sérieux défi que de rassembler toutes les données de manière structurelle pour établir une stratégie de maintenance intelligente », explique Gert Boeckmans, Senior Consultant Stork Belgium. « Voilà pourquoi nous avons développé l’outil de maintenance intelligent APEX. Son seuil d’accès est bas et il est économique. Cet outil de support à la maintenance visualisée basée sur le risque va plus loin que la maintenance centrée sur la fiabilité (RCM), en évaluant notamment aussi le volet financier des activités de maintenance. »
Un outil multifonctionnel
Richard Aalten, Senior Consultant chez Stork Asset Management Technology BV et père spirituel de l’outil, revient sur le contexte et le choix du logiciel qui sont à la base du concept de maintenance. « Il y a plusieurs bons logiciels de RCM sur le marché mais ils sont assez coûteux et complexes. Par ailleurs, certaines fonctions spécifiques aux clients ne semblent pas faire partie des possibilités. » L’application APEX peut être utilisée pour la réalisation d’un concept de maintenance (OHC) basé sur les risques, l’amélioration de structures d’objets existantes, et la Risk Based Visualized Maintenance (RBVM). « Dans le cas d’un OHC basé sur les risques, le point de départ est une approche RCM et une focalisation sur le maintien des fonctions des systèmes et des équipements », détaille Richard Aalten.
« Les structures d’objets sont essentielles à la gestion des actifs, tant financiers/comptables que techniques. L’amélioration ou le développement de structures d’objets dans le Computerized Maintenance Management System (CMMS) n’est souvent pas évident. APEX est souple et peut réaliser un téléchargement depuis le CMMS et, via un upload, télécharger éventuellement une structure d’objet dans le CMMS. Un troisième élément est la valeur ajoutée de la RBVM. Dans un OHC, il est clairement décrit qui fait quoi, à quoi, quand et pourquoi. Cela reste une estimation de risques. Le risque qu’un événement non planifié se produise est toujours possible. »
Criticité
APEX aide les entreprises à réaliser leurs objectifs d’Asset Management. Les risques susceptibles de compromettre la réalisation de ces objectifs doivent être gérés. Les matrices de risque sont une représentation pratique de ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Une simple palette de quatre couleurs colore les risques à l’écran, de l’inacceptable à l’acceptable.
Les causes d’échec possibles et le facteur de criticité sont pris en compte. « Nos consultants aident les clients à bien comprendre les finesses du concept de maintenance APEX. Je pense au regroupement de tâches de maintenance, à la constitution de rondes et au couplement de divers documents, comme les listes d’inspection », poursuit Richard Aalten. « Une application basée sur le web d’APEX sera disponible d’ici la fin 2019. »
Mise à niveau de la maintenance
Job de Hond est Maintenance Development Engineer chez CSi lifecycle services à Raamsdonkveer aux Pays-Bas. Outre des systèmes de transport et de palettisation, l’entreprise propose des solutions clés en main aux clients du monde entier. « Lorsqu’un système est utilisé plus longtemps, les performances diminuent. Nous avons recherché une méthode pour mieux gérer notre maintenance préventive existante et les processus sous-jacents. (…). C’est ainsi que nous avons découvert APEX. »
Il motive son choix: « Nous voulions amener la maintenance à un niveau supérieur (une maintenance basée sur le risque) et nous avons donc recherché un système de maintenance convivial et flexible, configurable suivant nos produits. Nous ne sommes pas une entreprise de production. Nous fournissons des machines aux clients. Le système devait donc correspondre au service que nous voulons fournir. Un pilote a été mis en place. » Durant quatre jours, un consultant Stork est venu expliquer le programme APEX. « Ensuite, le véritable pilote a été lancé avec nos monteurs et l’aide d’un client fidèle de CSi. » Stork a conseillé de prévoir une bibliothèque avec les éléments couramment utilisés et de poursuivre le travail sur cette base-là. « Nous sommes devenus un des pionniers d’APEX. Il y avait une bonne interaction en permanence, un feedback et de la flexibilité de la part du spécialiste de maintenance », explique son collègue Bram Voorham, Maintenance Engineer chez CSi. Certains clients demandaient l’envoi de monteurs. D’autres voulaient uniquement un plan de maintenance et préféraient réaliser eux-mêmes la maintenance. D’autres encore demandaient de fournir un système de transport et de palettisation mais voulaient développer le concept de maintenance eux-mêmes. « Reprendre ultérieurement les tâches de maintenance dans le manuel de maintenance dépendra de l’application en question. »
Work in progress
« L’implémentation d’un tel système reste un travail d’élaboration », souligne Bram Voorham. « L’effet d’atténuation a entretemps été intégré dans le système pour rendre les choses plus attractives visuellement. De cette façon, on voit immédiatement ce qui change au profil de risque lors de la réalisation d’une maintenance d’un composant critique. Nous fournissons un feedback en continu au développeur de logiciel afin que le système soit flexible pour chaque utilisateur. C’est un exercice de réflexion permanent, tant pour Stork que pour nous. Idéalement, nous devons pouvoir implémenter la fonction ‘Typicals’ dans le système APEX, afin de pouvoir travailler de manière plus flexible et efficiente avec notre système de bibliothèque existant. Cela nous épargnerait beaucoup de travail et accélérerait le développement de la bonne stratégie de maintenance. » <<
Par Philip Declercq