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Maintenance Magazine 139 – février 2018
Codification et configuration des actifs : indispensable en gestion d’actifs

Figure 1 : Codification d’actifs au sein de la gestion d’actifs

Figure 2 : La codification d’actifs au sein de la dimension « information d’actifs » (basé sur Saxon, 2012)
PreviousNextLa gestion d’actifs selon ISO 55000 crée un cadre pour la gestion des actifs physiques dans l’industrie, les utilitaires, les bâtiments et les infrastructures. À cet effet, l’information et la codification des actifs jouent un rôle crucial mais souvent sous-estimé. La digitalisation de la gestion d’actifs nécessite des informations précises. Mettre en place une structure de codification d’actifs gérable est pour beaucoup un défi majeur. Dans cet article, le soussigné introduit une structure de codage d’actifs pour un grand projet utilitaire industriel.
La fonction de base d’une codification d’actifs est la classification et l’identification d’un actif au sein d’une installation ou d’un process autorisant la traçabilité de sa fonction, de ses propriétés et de son emplacement. L’information de l’actif peut être organisée au sein des différentes composantes de la gestion d’actifs.
Les éléments de la codification d’actifs
La codification d’actifs permet d’organiser l’information d’actifs au cours du cycle de vie complet des actifs. La codification d’actifs est relatée à diverses dimensions de l’information d’actifs. Le défi consiste à élaborer la codification d’actifs de telle façon à ce que la qualité de l’information des actifs soit garantie.
Un actif physique exécute certaines fonctions dans un process/installation à un emplacement particulier. Un actif est à la fois un produit : une machine frigorifique, une vanne... Un actif a trois aspects : relatifs à la fonction, au produit et à l’emplacement.
- La spécification des fonctions de l’objet est déterminée par la description fonctionnelle des processus à l’aide d’un bloc diagramme fonctionnel.
- L’aspect produit est spécifié par classe ou par type. La classification d’un produit et la désignation peuvent dépendre des normes en vigueur dans les différents secteurs.
- L’aspect emplacement : chaque objet occupe une position physique. Chaque objet peut occuper deux emplacements : son emplacement physique et son emplacement fonctionnel (process). Ainsi, une pompe de transport au deuxième étage peut transférer de l’eau froide à un groupe de climatisation au troisième étage.
Exigences pour une méthodique de codification d’actifs
L’exigence de base pour la définition d’une codification d’actifs est une structure claire et logique. Même si invariablement, un élément subjectif se présente. Il y a encore d’autres exigences :
- Uniformité pour l’ensemble de
- l’installation/du système ;
- Disposer de suffisant de détails pour identifier les installations, les groupes et les typesd’objets ;
- Faisable pour les autres disciplines :
- le génie mécanique, l’électrotechnique, les techniques et le génie civil ;
- Applicable pour l’ensemble du cycle de vie, de l’ingénierie à la réalisation, en passant par l’exploitation, la gestion et la maintenance ;
- Compréhensible et traçable ;
- Neutre en lettres et en abréviations ;
- Possibilités d’évolution avec les technologies, les principes de classification et la gestion de l’information ;
- Possible pour les différentes composantes au sein de la gestion d’actifs.
Différentes méthodiques de codification d’actifs
Il existe plusieurs méthodiques de codification d’actifs permettant à l’aide de lettres et de chiffres ou d’une combinaison des deux de classifier et d’identifier un objet physique. Comme KKS/RDS-PP/ISO81346 pour des centrales énergétiques, le SFI Group System pour l’industrie maritime et offshore, NORSOK pour l’industrie pétrolière et le système SfB suédois pour les bâtiments et les installations associées.
KKS/RDS-PP et NORSOK sont des codifications d’actifs liées à celles de la conduite des processus et à la gestion documentaire. Au sein du SFI Group System, la codification s’utilise pour diverses activités telles que l’estimation des coûts, l’ingénierie et la maintenance. Les S88 et S95 décrivent les aspects fonctionnels de la codification d’actifs dans le cadre de la conduite des processus.
Compte tenu de la taille et de la complexité des actifs au sein des entreprises et des organisations, une codification universelle ne convient pas à toutes les situations.
Lorsqu’il s’agit d’un système typique, il est parfois possible dans certains secteurs d’utiliser une codification normalisée. Pour une centrale énergétique ou l’industrie pétrolière, KKS/RDS-PP ou NORSOK sont utilisables. Des adaptations sont nécessaires si on veut les utiliser dans d’autres domaines.
NL-SfB est principalement utilisé pour les bâtiments et les installations associées. Des variations se présentaient au cours des ans. En effet, les utilisateurs ont vu leurs besoins évoluer. Cependant utiliser NL-SfB pour autre chose que les bâtiments est difficile. Le SFI Group System, basé sur différents niveaux spécifiés par six chiffres, est surtout adapté à l’industrie maritime et offshore. Une codification d’actifs exclusivement basée sur des chiffres est considérée moins conviviale.
Le principe de la codification d’actifs UAM est de d’abord définir la structure du codage de l’actif. Elle peut être appliquée à diverses situations dans les entreprises ou les secteurs. Cette structure permet de donner soi-même corps aux abréviations des processus fonctionnels, aux équipements/produits et aux emplacements. Les sociétés sont à même de décider quel niveau de détails s’impose et/ou si un lien doit être fait avec des documents, la conduite des processus, la gestion des coûts de maintenance et celle des installations. La codification d’actifs UAM fait usage de trois lettres, acronymes des noms système et processus et de la classe d’objet. De cette façon, ces abréviations peuvent donner une description plus conséquente. Cela rend la codification d’actifs UAM plus flexible et plus utilisable. <<
Par Guojun Zhu, Maintenance Expert, employé chez Engie Services Zuid